
Avec plus de dix heures de sommeil, nousrelateria où on peut déguster des sorbets glacés. J’ai réalisé qu’il est préférable de se geler les sinus que de souffrir d’un coup de chaleur.
De retour à l’appartement par autobus et tram, on finit avec une douche salvatrice et trop fatiguée pour sortir, on se fait un sandwich jambon, tomate avec un super mocktail pour Anne et une bière glacée pour moi…..Avec plus de dix heures de sommeil, nous avons enfin récupéré notre déficit de la veille. Nous sommes donc levées, fraîches et disposées… enfin, surtout disposées à partir à l’aventure!
Première question existentielle de la journée : on fait quoi? On va où? On voit quoi? Et surtout… on y va comment?
Après une réunion de crise très sérieuse, nous avons organisé notre semaine : trois jours ici, trois jours en déplacement et une dernière journée pour relaxer et préparer la semaine suivante. Parce que voyager, c’est bien, mais voyager avec un minimum d’organisation, c’est encore mieux!
Mission du jour : Toulouse
Notre objectif : tester les transports en commun et partir à la découverte du centre-ville de Toulouse.
Avant de quitter l’appartement, nous vérifions notre itinéraire et décidons de fermer les rideaux de fer pour conserver un peu de fraîcheur à l’intérieur. Et là, découverte culturelle majeure : savez-vous comment fonctionne un rideau de métal à l’ancienne? Il faut tourner une grosse tige qui ressemble étrangement à un vilebrequin. Anne, qui est maintenant officiellement reconnue comme experte de tous les appareils électroménagers d’Europe et du débouchage de toilettes, n’avait pourtant jamais manipulé de vilebrequin de sa vie. Il fallait bien commencer un jour! Après quelques tours de manivelle et une petite formation accélérée en mécanique française, nous voilà parties, le pep dans le talon, à la conquête de Toulouse.
Tramway, métro et saucisse
Le tramway et le métro sont simples, efficaces et parfaitement fonctionnels grâce à l’application que nous avons téléchargée sur notre téléphone. Pour deux grand-mères en mission, c’est presque du luxe : pas besoin de demander notre chemin à chaque coin de rue!
Nous commençons par une petite visite de Toulouse en train touristique afin de nous imprégner de la vie toulousaine. Enfin… de la vie toulousaine du dimanche, parce qu’ici, le dimanche, les magasins ont décidé de prendre congé. Tous! Sauf les restaurants, qui eux semblent avoir compris le principe fondamental de la vie : quand il fait 37 degrés, il faut nourrir et hydrater les touristes. Et justement, il fait chaud. Très chaud. Les terrasses se remplissent à une vitesse impressionnante.
Comme nous nous sommes donné comme mission de manger local partout où nous allons, notre première expérience gastronomique toulousaine ne pouvait être autre chose qu’une… saucisse de Toulouse! Vous mangez de la saucisse de Toulouse au Québec? Oubliez ça. La vraie saucisse de Toulouse est beaucoup moins dodue et beaucoup plus longue. Disons simplement qu’elle évoque davantage une certaine partie de l’anatomie masculine normalement dissimulée dans la bobette. Mais rassurez-vous, nous l’avons mangée quand même. Et franchement, elle était excellente!
Quand Anne met une robe, il faut trouver des églises
Comme nous sommes dimanche et qu’Anne a mis sa belle robe, une autre évidence s’impose : nous allons visiter des églises! Nous découvrons une basilique, puis une cathédrale, et constatons que Saint-Roch, patron des pèlerins de Compostelle, est partout. À croire qu’il nous suit depuis le début du voyage!
Après avoir marché à droite, à gauche, en haut, en bas et probablement dans quelques rues qui n’étaient absolument pas sur notre itinéraire, nous commençons à ressentir les effets des 37 degrés. À ce stade, nous ne marchons plus. Nous fondons debout. Nous faisons donc appel à notre fidèle application pour trouver un bar laitier. Nous déambulons encore un peu, parce qu’apparemment notre GPS nous aime bien et veut nous faire visiter chaque recoin de Toulouse.
Et finalement victoire!
Nous trouvons une gelateria et commandons des sorbets glacés. À cet instant précis, nous avons compris une grande vérité scientifique : il vaut mieux se geler les sinus que de mourir d’un coup de chaleur.
Retour au bercail
Nous reprenons l’autobus, puis le tramway pour rentrer à l’appartement. Une fois arrivées, une seule chose nous appelle : la douche salvatrice! Après cette journée de marche, de chaleur, de transport, de saucisse, d’églises et de Saint-Roch, nous sommes beaucoup trop fatiguées pour ressortir. Ce soir, ce sera donc grande gastronomie internationale de l’appartement : sandwich jambon-tomate, accompagné d’un magnifique mocktail pour Anne et d’une bière glacée pour nous deux.
Et franchement, après une journée pareille, ce petit souper avait le goût d’un repas cinq étoiles. Demain? On verra bien.
Parce qu’en voyage, il faut savoir planifier… mais surtout savoir où est la prochaine gelateria!

