Barcelone : quand Google Maps nous envoie faire de l’alpinisme

On a bien dormi… et ce n’était pas un luxe! Après les aventures des derniers jours, nos corps avaient officiellement déposé une demande de congé maladie. Mais pas question de les écouter : ce matin, direction le parc Güell! Comme il faut réserver une plage horaire, nous avions soigneusement planifié notre visite pour 9 h 30. L’idée était simple : partir tôt, visiter avant que le soleil ne transforme Barcelone en fournaise et revenir tranquillement.

Ha! Quelle naïveté.

Première étape : trouver les billets de métro. Ensuite, prendre la ligne 1, faire un transfert pour la ligne 3 et descendre à un arrêt situé à environ 20 minutes de marche du parc. Jusque-là, rien de dramatique. Dans les indications pour se rendre au parc, on nous recommande même de prendre les escaliers mécaniques. Parfait! Des escaliers mécaniques! Notre genre de transport. On cherche donc… on cherche encore… et on ne les trouve jamais. Et là, nous avons compris pourquoi ils étaient mentionnés.

Parce que ça monte!

Ça monte, ça monte encore, et quand tu penses être arrivée au sommet… ça monte toujours!

À Barcelone, nous avons découvert une nouvelle loi de la géographie :
👉 Si tu marches et que ça monte, tu vas vers la montagne.
👉 Si tu descends, tu vas vers la mer.
👉 Si tu ne sais plus si tu montes ou si tu descends, c’est probablement parce que tes jambes ne répondent plus.

Et évidemment, le soleil avait décidé de participer à l’expédition. Il tapait fort, très fort. Pas de chapeaux et nos cous et nos nez commençaient tranquillement à prendre une magnifique teinte tomate catalane. Puis, comme si nos jambes n’avaient pas déjà assez travaillé, nous avons fait deux heures d’autobus touristique, installées au deuxième étage, en plein soleil de midi. Résultat : nous avons maintenant un bronzage très particulier. Le visage, le cou et le nez ont participé. Le reste du corps a refusé.

Mais malgré tout, quelle belle journée!

Bilan officiel : 13 800 pas, avec un dénivelé équivalant à environ 70 étages.

Alors, si nos jambes sont raides ce soir, ce n’est pas parce qu’on vieillit.

C’est parce qu’on fait du tourisme de haute performance.

Après tout, certaines personnes visitent Barcelone.
Nous, on l’escalade.