
J’avais pourtant bien mis l’alarme sur ma montre avant d’aller dormir. Tout était sous contrôle… enfin, c’est ce que je croyais. Durant la nuit, ma montre a visiblement développé une petite faiblesse de caractère et a décidé de ne pas sonner à 6 h. Elle avait probablement besoin de sommeil, elle aussi! Problème : aujourd’hui, nous avons une excursion à Girona et Figueres, avec départ de la gare routière de Barcelone à 8 h 15.
Nous voilà donc, deux mémés légèrement en panique, sans café, sans petit déjeuner et avec le cerveau encore en mode veille, parties à toute vitesse vers le métro en direction de l’Arc de Triomf, un endroit que nous n’avions encore jamais vu, que l’on a cherché et que nous n’avons toujours pas trouvé. À cette heure-là, nous fonctionnons principalement à l’instinct et à l’espoir. Heureusement, les indications pour les voyageurs sont très claires et précieuses pour deux mémés qui cherchent leur chemin avec la concentration de deux GPS dont la batterie est à 12 %.
Miracle : nous sommes arrivées à temps pour l’excursion!
Nous sommes une vingtaine dans l’autobus, direction Girona, notre premier arrêt. Notre guide nous remet une petite oreillette pour suivre ses explications. Excellente idée… en théorie. Parce qu’en pratique, nous avons rapidement constaté que nous avions une oreille qui bourdonne et l’autre qui fait la sourde oreille. Et comme notre guide parle à la vitesse grand V en anglais et en espagnol, certaines explications nous sont arrivées directement dans la catégorie : « On verra ça sur Wikipédia en rentrant. »
Nous découvrons tout de même la magnifique ville médiévale de Girona. Les petites ruelles en escalier, les murs romains, les barreaux de fer… À certains endroits, je me serais presque attendue à voir surgir un personnage du Trône de fer.
Et puis il y a les fameux xuixos, cette pâtisserie typique de Girona. Là, soudainement, notre compréhension de l’espagnol s’est améliorée de façon spectaculaire. Quand il s’agit de pâtisserie, nous devenons étonnamment polyglottes. Nous nous sommes régalées!
Retour à l’autobus. Évidemment, parce qu’une excursion avec nous ne peut pas être parfaitement fluide, deux participants manquent à l’appel. Nous attendons… encore un peu… puis encore un peu… Finalement, ils ne se présentent toujours pas. Nous repartons donc sans eux. La vie appartient aux ponctuels! Direction Figueres et le musée Dalí.
Et là… ce fut dalicieux!
Une expérience visuelle complètement déjantée, incroyable et enivrante. Avec Dalí, on ne visite pas simplement un musée, on entre carrément dans la tête d’un homme qui avait manifestement décidé que la normalité était beaucoup trop ennuyante.
Retour à Barcelone en fin de journée. Nous sommes fatiguées, mais heureuses… et surtout parfaitement conscientes d’une chose : Demain, nous partons pour la montagne de Montserrat. Cette fois, pas question de faire confiance à une seule alarme.
Nous allons mettre deux cadrans.
Parce qu’après l’épisode de ce matin, même notre montre ne mérite plus notre confiance!








